unknown-copieLorsque je travaille avec des agences de communication, j’ai plus d’une fois été particulièrement frappée par l’approximation des « briefs client »

Sans trop vouloir caricaturer, cela donnait « Bonjour, je voudrais une campagne de com’ qui pourrait faire ceci, avec des couleurs bleue, verte, marron, qui puisse être cela et cela à la fois et bien sûr pas chère ».

Comment pallier à ce « brouillard » qui génère, s’il n’est pas accompagné, une double frustration (une demande insatisfaite du client + un travail sans fin de la part de l’agence) et des dépenses inutiles ?

C’est ici que le coach peut entrer en action.

Cette phase de brief est essentielle pour l’agence de communication. Elle est le cadre, la commande et le désir exprimé qui doit se traduire au final dans un support, un document, une campagne. On comprendra aisément que si la demande du client est floue, la réponse sera floue aussi.

L’une des principales compétences du coach est de savoir poser des questions. Tout son travail consiste à clarifier la pensée du client, l’aider à trier ce qui relève de la communication de ce qui relève d’une démarche de ressources humaines ou autre…

La clarification de l’objectif

Quel est l’objectif de la campagne demandée ? La communication ne se mesure pas au degré de couleur sur une affiche. Elle implique une véritable stratégie à court, moyen ou long terme. Elle a un objectif/des objectifs.

La phase de travail autour du brief permet au client de « conscientiser » ce vers quoi il va. De son côté l’agence sait très tôt si elle est ou non en capacité de répondre à cet objectif.

C’est rassurant de part et d’autre. C’est implicitement une première phase de validation. Est-on d’accord sur l’objectif ? Cette question est essentielle. Elle me rappelle un client qui n’avait pas vraiment validé l’objectif, du coup presque deux mois de perdu à mobiliser des moyens humains (rédaction et conception graphique) et des moyens matériels pour qu’in fine le client reconnaisse une divergence de vue sur l’objectif.

La mise en avant des valeurs et des missions du client

Au cours des entretiens, le coach va aller plus loin que la « demande initiale » en ce sens qu’il va contribuer à une meilleure compréhension de l’environnement, des capacités, des stratégies et des valeurs que porte l’entreprise, la collectivité ou le client ; Eléments importants pour la campagne qui sera mise en œuvre par l’agence.

Il facilitera la parole du client en l’amenant à parler de son environnement, des difficultés qu’il rencontre. C’est un climat de confiance qui s’instaure.

Comment cela pourrait il se passer ?

Au cours de différents entretiens de maximum 3heures, le coach mandaté par l’agence effectue le travail de tri, de clarification de la pensée du client. C’est lors d’une phase de restitution en présence du client, de l’agence que l’ensemble des éléments recueillis par le coach seront présentés. Gage ensuite à l’agence de répondre par sa/ ses propositions.

Tout au long de ce processus, le coach est ici un facilitateur entre l’agence et le client en les accompagnant dans un partenariat gagnant-gagnant.

The way to success.

The way to success.

Devant l’inflation des mots « coach » ou « coaching » (coach beauté, coach maison, coach pour enfants…) ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que fait un coach ? De mon côté, j’ai tendance à penser que ce terme est aujourd’hui galvaudé. Aussi, je vous propose quelques éléments pour y voir plus clair.

Le terme de coach vient du milieu sportif, ce qui a complètement son sens ; D’ailleurs, vous remarquerez que les membres d’une équipe parle de leur « coach » pour désigner leur entraineur. Un coach entrainerait donc…mais vers quoi ? et comment ?

Le temps

Un coach est celui ou celle qui, au travers de séances, accompagne vers l’atteinte d’un objectif. Ce peut aussi être l’occasion d’éclaircir une confusion qui règne dans l’esprit et qui serait de nature à freiner l’atteinte de cet objectif. L’expérience va au delà et permet aussi d’appréhender des dimensions enfouies, méconnues et être ainsi « révélateur ».

In fine, le coaching est souvent révélateur de potentiel que l’on ne soupçonne pas en entrant en coaching…

Dans un monde qui va de plus en plus vite et dans lequel la notion de performance peut apparaître comme centrale, le coaching est une « bulle » qui permet d’appuyer sur le bouton « pause ». Il s’inscrit dans le temps long (au minimum une dizaine d’heures) et laisse l’espace à « l’erreur ». Ce temps est bien entendu le moyen de poser et d’interroger sa pratique, ses compétences, ses objectifs à l’aune d’un environnement particulier (changement de poste, nouveaux objectifs personnels ou professionnels, nouvelles pratiques….). Il permet d’éclaircir, en triant, en réorganisant.

L’Alliance

Le coaching est aussi un espace privilégié pour développer une relation particulière coaché-coach, appelée, dans notre jardon, « alliance ». Cette alchimie peut s’apparenter à un lien de confiance mutuelle et réciproque qui amène le coach à être « au même » niveau que le coaché. Cette « égalité » de niveau est importante parce qu’elle va être l’élément qui va permettre de distinguer le coaching du conseil. En effet, le conseil, consiste à donner des informations et donc à « faire descendre l’information ». Le conseil est en position « haute », alors que le coach est en position « basse ».

Bien entendu, il y a autant de façon de coacher que de coach. Chacun disposant de sa méthode et de ses outils, parce que les jugeant plus ou moins pertinents et les utilisant en fonction de ce qui a émergé des échanges.(PLN, Analyse Transactionnelle, Inclusion, Théorie du U… ). Le point commun est qu’il amènera son client à s’interroger sur l’objectif.

Le « pas de côté » et LA solution

Personnellement, j’ai choisis Je m’inscris dans le coaching orienté solution (COS) parce que je pense qu’il est important d’avoir une boite à outils opérationnelle qui permet de guider le coacher après les séances.

Concrètement, le coaché sera en capacité de poser un plan d’action qui peut se traduire par : « par rapport à mon objectif, voilà ce que je vais mettre en place, dans l’espace et dans le temps pour l’atteindre ». L’échange verbal se matérialise, alors, par des réalisations concrètes. Pour cela, je m’appuie essentiellement sur les outils de la PNL (Programmation Neuro Linguistique) et sur les avancées des neurosciences : le fonctionnement du cerveau quelles zones de notre cerveau pour réaliser telle ou telle tâche.

Dans la démarche de coaching ce qui me semble fondamental, c’est que le coaché porte un autre regard sur lui-même, sur la problématique qu’il est venu exposer.

Le coach l’aura aidé à cheminer pour trouver les solutions adaptées à sa demande. Elles le seront d’autant plus que ce sont SES solutions.

Donc plus simples à mettre en œuvre que si on lui avait donné un « conseil ».

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