Un point d’histoire : le développement du territoire, de l’expérimentation à la légitimité

 

Dans les années 70, des habitants se sont réunis, de façon empirique et spontanée, dans des petites régions en voie de marginalisation pour promouvoir un développement économique, social et culturel.

Des acteurs territoriaux, politiques, services institutionnels, associations, se sont engagés dans ces démarches de développement local sur des territoires qui leur semblaient pertinents.

En 1987 a lieu naissance du mouvement du « développement local et des pays » à Macon.

 

Le pays se définissait comme un rapport géographique et socio-économique dont la pertinence était fonction :

–        des caractéristiques du secteur ;

–        de la mobilisation des habitants.

Dans les années 80-90, cette pratique a généré une dynamique de « bassins de vie », correspondant à l’espace de satisfaction des besoins de proximité, plus adapté à une réelle participation des habitants.

Afin de susciter les innovations et de créer un climat de coopération, le développement devait s’appliquer sur :

–        la diversité des acteurs,

–        la pluralité du maillage entre acteurs,

–        la complémentarité des compétences.

(Dynamique renforcée dans le cadre des lois de décentralisation, lois de 1982, 1992, 1995, 1999, 2005 avec les pays, les bassins d’activité et de services: les agglomérations).

–        Maîtriser le présent et l’avenir.

Les collectivités ont peu à peu dépassé la notion de maîtrise du présent pour intégrer à leurs projets une dimension d’analyse prospective.

La raréfaction des ressources a accéléré cette évolution, introduite par la décentralisation et amplifiée par les citoyens. Lorsque les compétences et la demande publique croissent et que les moyens stagnent, voire diminuent, il devient indispensable de faire des choix. Ceux-ci conduisent à rechercher une meilleure allocation de ressources, conçue dans une perspective pluriannuelle.

–        L’émergence de certaines formes de concurrence.

Parallèlement à la prise en compte nécessaire du futur, les collectivités locales sont confrontées à l’émergence de certaines formes de concurrence liées à l’élargissement des compétences. De plus en plus, l’administration se comporte comme un acteur économique ordinaire et se trouve en prise avec des logiques de marché, sous l’effet de diverses évolutions : l’Etat, la région, le département, la ville, développent leurs initiatives et leurs politiques propres souvent sans véritable concertation et parfois avec une certaine concurrence.

 En premier lieu, la concurrence existe entre les collectivités locales dans le but de capter une « clientèle » de plus en plus en mouvement.

D’autre part, la concurrence entre le secteur public et le secteur privé s’accroît, qu’elle soit officielle et destinée à favoriser le choix des citoyens ou à dynamiser le secteur public (enseignement, santé, information), ou officieuse, lorsqu’un besoin relevant  du secteur public n’est pas pleinement satisfait.

Enfin, de nouveaux cas de concurrence directe apparaissent dans certains domaines comme le conseil aux entreprises ou les loisirs.

 

–        Le « nouveau » citoyen.Les citoyens changent aussi. Les mutations sociales s’accélèrent, donnant naissance à de multiples profils individuels, des styles de vie différenciés, des parcours familiaux discontinus, des pratiques professionnelles nouvelles. Les migrations croissent et les comportements se modifient de plus en plus vite. 

 

About Catherine Labrousse

Catherine LABROUSSE Consultante et coach Catherine LABROUSSE a été attachée de presse d’un ancien ministre des affaires étrangères, puis de 1996 à 1998, attachée parlementaire, directrice de cabinet et chargée de communication d’un député-maire et conseiller régional. Elle devient animatrice de territoire au sein du service développement territorial du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, puis attachée parlementaire et chargée de la communication d’un député du Gard entre 2002 et 2010. Forte de ces expériences institutionnelles en communication et en management public, elle crée Consult&Nous, en juin 2010. Ses activités sont centrées, alors, sur des démarches d’aide à la définition de stratégies en management au sein de grandes entreprises (Nestlé Waters, Areva), de concertation et de communication interne et externe. Aujourd’hui, elle intervient dans le développement des compétences et cadres supérieurs et cadres, et se spécialise dans le coaching des leaders et des équipes. Elle développe des outils d’aide à la définition du sens de l’action au sein des organisations publiques et privées. Elle est coach de leader. Elle a récemment rejoint le réseau Vision 2021, animée par Robert DILTS et Gilles ROY sur l’Intelligence Collective en action

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